Présentation et actualités de l'IRePh



L'IRePh apporte son soutien à la journée de mobilisation du 5 mars "L'université et la recherche s'arrêtent"

Motion de l'IRePh


Dans un moment de forte mobilisation de la communauté universitaire à tous ses niveaux et dans toutes ses composantes – enseignants-chercheurs titulaires et précaires, étudiants, BIATSS, départements, laboratoires, UFR – l’IRePh (Institut de Recherches Philosophiques), réuni en Assemblée Générale le 11 février à 12h à l’université Paris Nanterre, déclare :

- s’opposer fermement au projet de Loi « instituant un système universel de retraites » qui, en l’état actuel des choses, conduira à une baisse très significative des pensions versées aux fonctionnaires de l’État en général, et en particulier aux personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et ce dans un contexte marqué par des projets d’accentuation des formes de précarisation du personnel enseignant et administratif, tant dans le secondaire que dans le supérieur et la recherche.

- s’opposer fermement à une remise en cause des statuts et conditions des personnels de l’enseignement et la recherche, statuts et conditions qui garantissent la qualité et l’indépendance de la recherche et de l’enseignement comme service public (attaque portée contre le statut des fonctionnaires, introduction de nouveaux contrats faisant exception aux conditions statutaires, attaque portée contre les instances d’évaluations et de décisions collégiales…)

- s’opposer en particulier à la multiplication des statuts non-pérennes dans la recherche et l’enseignement qui intensifie la précarité, des plus jeunes le plus souvent.

- s’opposer à la diminution des crédits récurrents de la recherche, et donc à la généralisation des financements par projets dont la conséquence est de développer la concurrence entre les enseignants-chercheurs, de porter atteinte à la liberté de la recherche en privilégiant les orientations retenues au niveau ministériel et de restreindre l’autonomie des unités de recherches au profit d’une centralisation politique du pilotage de la recherche.

- s’opposer à toute forme de déconnexion de l’enseignement et de la recherche et donc au projet de réforme du concours du CAPES et à la diminution substantielle de la part de la formation disciplinaire en philosophie induite par cette réforme : cette « réforme », au nom d’une pédagogie mal comprise associée aux restrictions budgétaires, aboutira à former de futurs enseignants qui, à la fois, n’auront plus qu’un faible bagage de connaissances en philosophie et auront été privés d’une véritable formation à la recherche dans leur discipline.

- s’opposer à toute augmentation des frais d’inscription à l’université et au principe d’une distinction entre les étudiants de l’UE et les étudiants hors UE.

L’IRePh appelle donc tous ses membres à participer aux mobilisations en cours en multipliant et diversifiant les modes d’action.


Né de la fusion de trois Centres de recherche, l’Institut de Recherches Philosophiques (IRePh) est une Equipe d’Accueil de l’Université Paris Nanterre (EA373) qui associe philosophie des sciences, philosophie morale et histoire de la philosophie. Constitué, en 2015-2016, de 14 enseignants-chercheurs titulaires, 39 doctorants et 14 membres associés et émérites, l'IRePh articule ses recherches autour de trois axes : "Formes et méthodes de la science", "Penser l'humain" et "Historicité de la connaissance". 

Mis à jour le 06 juillet 2020