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Petit lexique juridique de la fin de (la) vie
Publié le 18 mars 2026 – Mis à jour le 18 mars 2026
Peut-on vivre avec son perroquet en Ehpad ? Peut-on faire l’amour en Ehpad ? Une personne âgée peut-elle léguer sa maison à l’aidant qui lui fait ses courses? Un médecin a-t-il le droit de refuser un traitement médical à un patient en raison de son âge avancé ? Doit-on maintenir indéfiniment en vie une personne dans le coma ? Pratiquer une sédation profonde et continue sur un malade jusqu’à ce que la mort survienne, est-ce vraiment différent de la réalisation d’une euthanasie ?
Ces questions, qui relèvent du droit de la fin de (la) vie, dévoilent que celui-ci ne se réduit pas à la mort, mais comprend également les derniers instants de la vie et, plus largement, le vieillissement. C’est donc un champ lexical très vaste que l’ouvrage propose d’explorer. Concernant des sujets liés à la finitude humaine, le choix des mots s’avère délicat. Aide à mourir, senior, accompagnement, ne sont-ils pas des mots édulcorés pour désigner des réalités plus crues ? Pourtant, ces termes ne sont pas synonymes d'euthanasie, de vieux, de prise en charge. Que se joue-t-il dans ces glissements sémantiques ? Peut-être le souhait de ne pas heurter, peut-être aussi la formulation de certaines injonctions (bien vieillir, bien mourir, anticiper).
À travers plus de 200 entrées constituées des termes juridiques de la fin de (la) vie, cet ouvrage propose des définitions juridiques nourries d’un éclairage éthique, indispensables s’agissant d’une matière dont les enjeux sont les droits individuels aussi fondamentaux que le droit à la vie, à la protection de la santé, au respect de la dignité. Il s’adresse ainsi tant aux juristes et philosophes (étudiants et enseignants chercheurs, avocats, magistrats, éthiciens) qu’aux professionnels de santé et du médico-social et, au-delà, à tout citoyen curieux de découvrir comment le droit s’empare de sujets existentiels qui mettent à l’épreuve les principes de solidarité, d’égalité et de justice.
Camille Bourdaire-Mignot est juriste, MCF (U. de Nanterre)
Claire Etchegaray est philosophe, MCF (U. de Nanterre)
Tatiana Gründler est juriste, MCF (U. de Nanterre)
Ces questions, qui relèvent du droit de la fin de (la) vie, dévoilent que celui-ci ne se réduit pas à la mort, mais comprend également les derniers instants de la vie et, plus largement, le vieillissement. C’est donc un champ lexical très vaste que l’ouvrage propose d’explorer. Concernant des sujets liés à la finitude humaine, le choix des mots s’avère délicat. Aide à mourir, senior, accompagnement, ne sont-ils pas des mots édulcorés pour désigner des réalités plus crues ? Pourtant, ces termes ne sont pas synonymes d'euthanasie, de vieux, de prise en charge. Que se joue-t-il dans ces glissements sémantiques ? Peut-être le souhait de ne pas heurter, peut-être aussi la formulation de certaines injonctions (bien vieillir, bien mourir, anticiper).
À travers plus de 200 entrées constituées des termes juridiques de la fin de (la) vie, cet ouvrage propose des définitions juridiques nourries d’un éclairage éthique, indispensables s’agissant d’une matière dont les enjeux sont les droits individuels aussi fondamentaux que le droit à la vie, à la protection de la santé, au respect de la dignité. Il s’adresse ainsi tant aux juristes et philosophes (étudiants et enseignants chercheurs, avocats, magistrats, éthiciens) qu’aux professionnels de santé et du médico-social et, au-delà, à tout citoyen curieux de découvrir comment le droit s’empare de sujets existentiels qui mettent à l’épreuve les principes de solidarité, d’égalité et de justice.
Camille Bourdaire-Mignot est juriste, MCF (U. de Nanterre)
Claire Etchegaray est philosophe, MCF (U. de Nanterre)
Tatiana Gründler est juriste, MCF (U. de Nanterre)
Mis à jour le 18 mars 2026