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ALVAREZ RUBIO, Juan José
Doctorant en philosophie
Titre: « L'événement du don. Derrida et la phénoménologie de la temporalité ».
Cette recherche vise à éclaircir la conception phénoménologique de la temporalité dans la philosophie de Jacques Derrida en prenant pour fil conducteur le concept de don. Ce concept a fait son apparition dans le séminaire de 1978-1979 donné à l'École normale supérieure sous le titre « Donner – le temps ». À partir d'une lecture critique de l'Essai sur le don de Marcel Mauss, Derrida montre que les réflexions socio-anthropologiques, phénoménologiques et métaphysiques sur le don annulent son irruption en le situant dans un cadre catégoriel qui ne permet pas de le différencier de l'ordre de l'échange et de la dette. Face à cette tradition, Derrida soutient la nécessité d'une autre pensée du don, à même de sanctionner l'irréductibilité du don à la circulation économique des objets, des choses ou des symboles, mais aussi à ce qui apparaît à la conscience intuitive comme présence à soi du présent. Pour qu'il y ait don, il faut qu'il se dérobe à la temporalité phénoménologique, qu'elle soit rétentionnelle ou protentionnelle, autrement dit qu'il se constitue comme une synthèse originaire et irréductible, bref, comme le temps sans retour de la différance. En ce sens, si le don donne le temps, ce temps n'appartient pas au temps, il ne s'y réduit pas, mais ouvre et détourne la présence à soi du présent. Ma recherche se propose de démontrer que cette déviation économique est ce que Derrida appelle l' « évènement de don ».
Titre: « L'événement du don. Derrida et la phénoménologie de la temporalité ».
Cette recherche vise à éclaircir la conception phénoménologique de la temporalité dans la philosophie de Jacques Derrida en prenant pour fil conducteur le concept de don. Ce concept a fait son apparition dans le séminaire de 1978-1979 donné à l'École normale supérieure sous le titre « Donner – le temps ». À partir d'une lecture critique de l'Essai sur le don de Marcel Mauss, Derrida montre que les réflexions socio-anthropologiques, phénoménologiques et métaphysiques sur le don annulent son irruption en le situant dans un cadre catégoriel qui ne permet pas de le différencier de l'ordre de l'échange et de la dette. Face à cette tradition, Derrida soutient la nécessité d'une autre pensée du don, à même de sanctionner l'irréductibilité du don à la circulation économique des objets, des choses ou des symboles, mais aussi à ce qui apparaît à la conscience intuitive comme présence à soi du présent. Pour qu'il y ait don, il faut qu'il se dérobe à la temporalité phénoménologique, qu'elle soit rétentionnelle ou protentionnelle, autrement dit qu'il se constitue comme une synthèse originaire et irréductible, bref, comme le temps sans retour de la différance. En ce sens, si le don donne le temps, ce temps n'appartient pas au temps, il ne s'y réduit pas, mais ouvre et détourne la présence à soi du présent. Ma recherche se propose de démontrer que cette déviation économique est ce que Derrida appelle l' « évènement de don ».
Principales publications
- « Le don du silence. Littérature et (ir)responsabilité chez Jacques Derrida », Trópos. Rivista di ermeneutica e critica filosofica, V. 18, N. 2 (2025) : Jacques Derrida, vent’anni dopo (vol. 1).
Principales communications
- « Jacques Derrida 2024 : Memorie a-venire », Università degli Studi di Milano-Bicocca, 15-17 octobre 2024.
Jalons
- 2024 -… : Doctorat de philosophie à l’Université Paris Nanterre, sous la direction de Natalie Depraz (Université Paris Nanterre) et Aïcha Liviana Messina (Université Diego Portales).
Mis à jour le 03 février 2026
Contact
juan.alvarezrubio@parisnanterre.fr
Thématiques de recherche
Philosophie française contemporaine